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Pseudo: brahmi bérass dalilaCatégorie: Ntic et InternetRecommander ce blog
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Mercredi 17 Septembre 2008
publié par brahmi bérass dalila dans: bdtic
Mardi 27 Mars 2007
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Lundi 26 Février 2007
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Lundi 12 Février 2007
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Lundi 30 Janvier 2006
Résumé de la communication : Une nouvelle ère s’ouvre avec l’introduction des technologies de l’information et de la communication (TIC). La globalisation, l’accélération et l’universalité la caractérisent. Aujourd’hui les différentes technologies de l’information et de la communication sont devenues une préoccupation majeure .Elles constituent des outils essentiels que les différents agents doivent gérer et maîtriser pour assurer leur compétitivité. La rapidité de la transmission de l’information et la capacité de gérer par le biais des TIC le grand nombre de transactions à l’échelle mondiale sont devenues un argument principal de rentabilité. Les pays du monde entier n’échappant pas à l’introduction des TIC, qu’en est il des pays du Maghreb ? Ces pays accusant un retard certain en matière de TIC. L’objectif de cet article est de voir comment ces pays ont intégré les TIC (Internet et téléphonie) dans leur stratégie de développement, de dresser un bilan synthétique et chiffré et les perspectives envisagées pour chacun des 3 pays. Mots clés : technologies, information, communication, TIC, développement, Internet, téléphone, Maghreb, technopole, réseau, stratégie, enjeux. Summary : The new era opens with the introduction of technologies of information and of the communication ( ICTs) . The globalisation, the acceleration and universality do characterize this era. Today the different technologies of information and the communication become a major field of interest .They constitute essential tools that run and master to assure their competitivity. The rapidity of transmission of the information and the capacity of running via the ICTs the great number of transactions at the world ladder became a principle argument of rentability. The countries all over the world can’t escape from the introduction of the ICTs , what about the countries of Maghreb? The aim of this article is to see how these countries have entered in the ICTs (Internet and Telephony ) in their stategy of development to settle a synthetic numbered balance sheet and forseeing perspectives of each of the three countries . Key words : ICTs , development , Internet , Telephony , maghreb , technopole,network, strategy, challenges Les TIC au Maghreb : état des lieux et perspectives « L'homme n'est heureux que de vouloir et d'inventer. » (Émile Chartier, dit Alain) Après l’ère industrielle, puis celle des services, voilà celle de l’information où l’on parle de Net – Economie. Les années 90 ont donc connu le développement des télécommunications avec l’essor de la téléphonie mobile et de l’Internet. Concernant l’Internet, celui-ci limité aux milieux académiques à ses débuts, s’étend maintenant aux autres secteurs. Ces technologies qui deviennent peu à peu familières, bousculent cependant les pratiques traditionnelles. L’utilisation des TIC à de multiples niveaux des processus productifs, reste une des caractéristiques majeures du changement technique contemporain. Cela se traduit par une diffusion aisée et rapide de l’information à la surface du globe où l’on constate un bouleversement spatial et temporel des activités économiques. L’émergence de la société de l’information a atteint un point de non retour. Les parties prenantes en interaction voient dans l’usage des TIC, un moyen d’améliorer leur compétitivité et de cerner les enjeux stratégiques liés à la maîtrise des marchés globaux. Tous les pays développés s’accordent à dire que la croissance mondiale passe par cette révolution technologique : un meilleur usage et une utilisation plus étendue de l’information numérique, outils du Savoir et de la Connaissance, sont des facteurs clé de compétitivité, de création d’emploi et d’amélioration des niveaux de vie pour l’ensemble de la société. Ces TIC ont provoqué un grand nombre de changements dans les pays développés. Les pays moins développés doivent suivre et s’inscrire dans cette logique au risque d’être marginalisés ou de disparaître. Au niveau mondial, une étude réalisée par l’Union Internationale des Télécommunications (IUT) soutient que la pénétration globale d’Internet est corrélée à un certain nombre de facteurs : la richesse, la quantité et la qualité des infrastructures des télécommunications, le nombre d’ordinateurs, les coûts de communications téléphoniques et d’accès à Internet, le taux d’alphabétisation et de formation .Les TIC se sont considérablement développées et connaissent une répartition inégale sur la planète. Une étude réalisée en 2001 montre que 40% des utilisateurs résident aux Etats-Unis et au Canada , 30% en Europe , 25% en Asie et les 5% résident dans le reste du monde ( les indicateurs utilisés sont le nombre d’internautes par mille habitants , le taux d’hôtes d’Internet … ) Figure 1 : Répartition des utilisateurs des TIC par continent (En %) Reste du Monde Asie Europe USA –Canada 5% 25% 30% 40% Les TIC sont de plus en plus appropriées en Afrique mais la place d’Internet reste mineure (1% d’utilisateurs pour une population représentant 10% de la population mondiale). Le risque d’apparition d’une fracture numérique (inégalités économiques et sociales générées par les TIC) entre le Nord et le Sud est clairement exprimé par l’Union Européenne, l’OMC et d’autres institutions internationales, car avec les frontières qui s’estompent et les distances qui se réduisent, le fossé s’accentue. En effet, le développement des pays du Sud, fait face à d’importants problèmes structurels que nous développerons ci –après. Selon l’IUT, l’union organisatrice du sommet de Genève, plus de 80 pays disposent de moins de 100 lignes téléphoniques pour 100 000 habitants et moins d’une personne sur 10 a la chance de surfer sur le cyberespace alors que 90% des utilisateurs d’Internet résident dans les pays industrialisés (voir figure 2). Qu’en est il au Maghreb ? Le secteur des TIC représente un vecteur de développement important pour les pays de Maghreb qui souhaitent en faire une locomotive de leur croissance en encourageant la production et l’exportation de logiciels .Le cas de l’Inde , pays émergent a été le pays qui a su tirer le maximum de bénéfices de la nouvelle économie devenant le deuxième exportateur de logiciels après les Etats-Unis. Si ces nouvelles technologies sont implantées et bien intégrées, elles offriront alors des opportunités et un moyen de rattrapage économique et social c'est-à-dire un outil au service du développement durable. Dans le cas contraire, elles se révèleront un instrument de marginalisation en défaveur de notre région. Les TIC sont là. Elles sont réellement introduites et sont effectivement utilisées, mais font face à d’importants problèmes. Propulsé dans la société numérique, le Maghreb, sans logistique informationnelle, sans moyens conséquents et sans formation adéquate accuse alors un retard certain .Un changement radical des mentalités et un travail informationnel s’imposent. En effet, l’environnement maghrébin se caractérise par un faible taux de pénétration du téléphone, une faible croissance des réseaux, une tarification élevée et des liaisons téléphoniques médiocres. Concernant la téléphonie mobile, elle se développe rapidement en raison de sa facilité d’utilisation. Pour ce qui est de l’Internet, malgré une nette augmentation du nombre d’utilisateurs, il n’est dénombré qu’une faible proportion par rapport à la moyenne mondiale qui est de 1 pour 40 habitants. Pour se mettre au diapason des nations développées, les pays du Maghreb ont multiplié les initiatives d’investissement dans des technopoles spécialisées dans les TIC comme le cyberpark en Algérie, le parc Ariana en Tunisie et le technopark au Maroc. Ces technopoles tendent à favoriser l’accès à ces technologies en tant qu’outils modernes de communication et d’échanges. Ce qui démontre le grand souci d’intégration du Maghreb dans l’économie de l’information. I - Etat des lieux en Algérie : Le marché des TIC en Algérie est actif et se dynamise .Il existe à cet effet de plus en plus d’acteurs locaux et internationaux privés qui poussent l’Etat à afficher des ambitions de modernisation technologique. Les besoins existent et l’influence extérieure (présence d’entreprises étrangères, adhésion à l’OMC accords d’association avec L’Union Européenne) doit amener les entreprises à intégrer l’outil informatique pour plus de performances. La vitesse de pénétration des TIC s’accélère, même si notre pays se situe derrière ses voisins maghrébins la Tunisie et le Maroc et est classé 10ème en Afrique d’après l’indice d’accès numérique (DAI) publié dans le rapport (les indicateurs africains de télécommunications 2004). L’Algérie doit s’inscrire résolument dans la dynamique de la société mondiale de l’information. I-1) L’Internet L’Internet a été introduit en Algérie vers la fin des années 80 par le biais des universités. Le CERIST (centre de recherche et d’information scientifique) détenait alors l’exclusivité pour l’accès au Web. Ce n’est qu’en 1999 que la gestion a été élargie à des opérateurs privés et (ou) étrangers parmi lesquels le fournisseur Eepad. L’ Eepad qui a lancé en 2003 le service Internet à haut débit appelé système ADSL, prévoit d’étendre ses activités à tout le pays et s’est fixé comme objectif d’atteindre les 100 000 abonnés pour l’année 2004. Avec l’entrée en lice de plusieurs fournisseurs, le réseau est présent dans toutes les régions du pays : les grandes villes, les centres universitaires, les entreprises et autres établissements. Cependant, la généralisation de l’Internet en Algérie est freinée par plusieurs obstacles : 1 À une industrie des TIC peu développée s’ajoute une absence de diffusion de la culture technologique. 2 L’équipement est obsolète, donc non performant. Pour ce qui est des infrastructures, la bande passante du CERIST est en dessous des normes internationales car la connexion est souvent défaillante. Ces difficultés sont liées notamment à la vétusté du réseau téléphonique. 3 Une densité téléphonique faible : de nombreuses villes fonctionnent encore avec des lignes analogiques .Pour 100 habitants, l’Algérie ne dispose que de 6 lignes alors que les pays développés en sont à 90. 4 le prix de la connexion, la facture téléphonique et le prix d’un ordinateur restent encore coûteux. Ce qui revient à dire que l’Internet n’est pas une nécessité pour les foyers algériens. Aussi les internautes se dirigent vers les cybercafés au sein desquels une heure de connexion est facturée à 60 dinars. 5 Pas d’incitation à l’innovation, vu les mesures non attractives pour les investissements 6 Niveau de qualification faible : taux d’échec scolaire élevé et sur les 17.5 millions de personnes ayant un niveau d’instruction, plus de 13 millions (soit 74.4%) ne dépassent pas le niveau moyen selon le dernier rapport du CNES 7 Le taux de chômage et le taux d’analphabétisme sont élevés. (30% au dessus de 10 ans sont analphabètes, selon les statistiques de l’ ONS.) Nous notons que le nombre de cybercafés avoisine les 4800 et seulement 2.45 % de la population possèdent un abonnement Internet. Nous notons également que sur 30 millions d’habitants l’Algérie compte seulement 800 000 utilisateurs d’Internet dont une moyenne de 500 000 réguliers est recensée. D’autre part le nombre d’internautes est plus important que le nombre de foyers connectés : la majorité des connexions s’effectue, à partir des entreprises, des administrations publiques et des cybercafés. Au niveau des entreprises, la connexion au réseau accuse un certain retard. Pour ne pas rater le virage Internet, la mise en place au niveau central d’un programme d’action pourrait aider les entreprises innovantes à disposer de leur propre site Web et leur réseau Intranet. Un montant de 9 millions de dollars a été alloué par la Banque Mondiale pour la création d’une technopole dans la banlieue d’Alger dont la mise en service est prévue pour la mi-2006.Cette technopole, site principal et de référence pour les marchés de la nouvelle économie, renfermera un cyberparc constitué d’un centre de données, d’une ou plusieurs unités de développement de logiciels, d’un centre d’affaires et d’un institut de formation supérieure. I-2) La téléphonie : Concernant la téléphonie, ce diagramme visualise l’évolution en Algérie de 2000 à 2004 et note les objectifs pour 2010. Figure 3: évolution de la téléphonie Le tableau suivant , nous fournit de manière plus précise les chiffres atteints et les prévisions attendues : Année Fixe Mobile Total 2000 1.6 M 0.054 M 1.654 M Décembre 2004 3 M 4.6 M 7.6 M 2004/2000 1.8 85 4.6 2010 8 M 15 M 23 M Tableau 1 : Evolution de la téléphonie en Algérie. Actuellement, seulement 13,85 % de la population possèdent le téléphone fixe. Cela est dû à la vétusté du réseau. Pour pallier à cette situation, un projet de 320 000 lignes de téléphonie sans fil a été lancé pour désenclaver des localités isolées. Ces lignes sont opérationnelles actuellement et un projet de 525 000 lignes est en cours de réalisation. En ce qui concerne le mobile, 3 opérateurs investissent le marché national : L’opérateur historique Algérie Télécoms et les deux opérateurs privés, Orascom et Wataniya. Pour rattraper le retard, des réformes institutionnelles ont été mises en œuvre : 1 La mise en place d’une structure de suivi de l’application des TIC chargée d’établir un état des lieux quant à l’utilisation de ces TIC dans tous les secteurs, de proposer les modalités de leur développement et de faire une analyse comparative sur leur utilisation par rapport à l’environnement international (e-commission) 2 L’instauration d’un cadre législatif incitatif à l’investissement : lois conformes aux exigences de l’OMC, marchés ouverts aux investisseurs nationaux et étrangers, formules de partenariat 3 Un environnement international favorable : opportunités de coopération 4 Une ressource humaine spécialisée dans les TIC 5 La mise en place d’une université en réseau 6 La séparation des activités des Postes et des Télécommunications (2001) 7 La création de nouveaux modes d’intervention de l’Etat pour l’exploitation et la régulation (ARPT) 8 L’ouverture de l’opérateur public au capital étranger (finalisé en 2005) 9 L’accord d’association avec l’union Européenne et l’accession à l’ OMC. I-3) Perspectives : Pour une utilisation accrue des TIC, les perspectives envisagées sont : 1 Un système éducatif performant basé sur les TIC : prévision d’équiper à court terme 1000 collèges en matériel informatique. 2 Une formation des formateurs aux TIC 3 L’accès à l’Internet et le téléphone à la portée de tous (prévision 12.5 millions d’utilisateurs du Net en 2010) 4 L’ ADSL disponible dans tout le pays au 1er trimestre 2005(prévisions fin 2004, 1 million d’abonnés) et développement de la téléphonie sur Internet 5 L’équipement informatique à un prix abordable (prévision 2010 pour l’équipement des ménages évaluée à 20% .Taux actuel 8%).A ce propos, le premier micro portable algérien sera commercialisé en février 2005(association entre l’Eepad et un constructeur étranger). 6 Une couverture nationale du réseau télécoms plus dense 7 La mise en réseau de l’Etat : un réseau intranet entre les institutions étatiques (RIG ou réseau d’intranet gouvernemental), la fourniture de documents en ligne, la consultation en ligne par les citoyens et le paiement des factures par Internet ( 2010) 8 Une coordination nationale avec la mise en place d’un observatoire sur les TIC 9 La modernisation du secteur des télécommunications : Il a été décidé à cet effet, la réalisation de 2 boucles nationales en fibre optique et un projet reliant Alger à Abuja (Nigeria) est inscrit dans le cadre du NEPAD. Nous remarquons que la stratégie de développement reste basée sur les hydrocarbures et le secteur des TIC ne représente que 1% du PIB. II - Etat des lieux au Maroc Pour les TIC au Maroc, une stratégie e-Maroc a été mise en place et constitue de ce fait un choix prioritaire de l’Etat dont la part du budget TIC évolue depuis l’année 2000. Cette stratégie tourne autour des 5 axes suivants : 1 - formation, éducation et ressources humaines 2 - économie et entreprise 3 - administration et collectivités locales 4 - e-commerce 5- généralisation des TIC dans la société A ce titre, une réforme sectorielle a été élaborée pour la généralisation des TIC et le déploiement accéléré des infrastructures ainsi que la libéralisation des Télécommunications. La réforme stipule : - la séparation des activités de la Poste et des Télécommunications - la mise en place d’un organe indépendant de régulation de contrôle et d’arbitrage du secteur des télécoms (création de L’ANRT) II -1) Internet : Introduit au Maroc en 1995, l’Internet a été un véritable phénomène de société. On dénombre 1,5 millions d’ internautes (3,3 % de la population), plus de 3 000 cybercafés, 80 000 abonnés à Internet et 30% d’entreprises connectées. En ce qui concerne l’équipement informatique, 40% des PME sont informatisées et 1 fonctionnaire sur 30 dispose d’un micro-ordinateur.Le taux d’équipement des ménages est de 1 %.Ce dernier pourcentage nous révèle le faible pouvoir d’achat des ménages qui constitue un frein pour le développement de l’Internet. II -2) La téléphonie : Le Maroc comptabilise 8 millions d’abonnés au téléphone mobile et 1,7 millions au téléphone fixe. Le taux de pénétration du téléphone est estimé à 21%. Le phénomène des centres d’appels est en train de se développer également. Deux opérateurs se partagent le marché de la téléphonie : IAM et MEDITEL Néanmoins certains retards doivent être comblés : 1 Le problème de la diffusion des TIC 2 L’insuffisance des ressources humaines spécialisées dans le domaine des TIC (1500 cadres moyens et supérieurs formés par an). Ce chiffre doit être porté à 5000 les années futures. III -3) Perspectives : Les perspectives du Maroc sont : 1 Généralisation des TIC dans le système éducatif vers 2005 : une salle multimédia par école, collège, institut de formation et par faculté. 2 Développement de l’université virtuelle (e-learning) 3 Formation des Ressources humaines en TIC : 10 000 ingénieurs et techniciens par an pour 2010 4 Mécanismes de soutien à l’introduction des TIC dans les PME – PMI 5 Politique incitative pour la création d’emplois par les entreprises utilisant les TIC 6 Technopôles pour les entreprises TIC et espaces multimédias pour le public 7 Allocation d’un fonds important destiné à la recherche et à la formation 8 Prévision de 10 millions d’internautes pour 2010 9 Politique de tarification pour l’accès du plus grand nombre à l’Internet 10 Ouverture totale sur l’Europe et autoroute méditerranéenne de l’information (réseaux de technopoles) 11 Administration en ligne (e-gov) : par la mise en ligne des informations institutionnelles et l’interconnexion d’organismes publics. 12 Libéralisation des télécommunications III - Etat des lieux en Tunisie : La Tunisie demeure faiblement dotée en TIC comparativement aux pays de niveau de développement similaires comme ceux de l’Amérique Latine, et certains pays africains. III-1) Internet : La Tunisie a été cependant le 1er pays arabe à se connecter à Internet en 1987. Le nombre d’utilisateurs d’Internet est de 500 000 pour une population de 10 millions d’habitants et le nombre de micro-ordinateurs est de 250 000 pour l’année 2004. En dépit de ces efforts, la position de la Tunisie vis-à-vis d’Internet reste en dessous de la moyenne mondiale. Plusieurs causes sont à l’origine de ce retard : 1 Le déficit en lignes de téléphonie fixe pénalise les internautes potentiels 2 L’insuffisance d’équipements : 2.5 PC pour 100 habitants 3 Les coûts de la connexion et de l’équipement sont élevés comparativement au revenu moyen (1 tunisien sur 3 est exclu de la consommation des TIC) 4 Moins de 5% de la population possèdent l’Internet à domicile 5 Il existe un écart dans l’usage des TIC entre les grandes villes principales (Tunis, Sfax, Sousse, Bizerte) et le reste du pays .Cet écart qui varie entre 5 et 25 % s’explique par le fait que l’administration centrale, les zones industrielles et les campus universitaires sont concentrées au niveau de ces villes. Dans les autres villes, la densité de la population baisse ainsi que le niveau des revenus (zones montagneuses et désertiques). III -2) La téléphonie : Des efforts ont été accomplis pour permettre une plus large extension du réseau téléphonique fixe. On dénombre 1.250 .000 lignes sur prés de 10 millions d’habitants en 2002. Pour la téléphonie mobile, 5% de la population utilise ce moyen de communication soit 500 000 utilisateurs. Deux opérateurs se partagent le marché de la téléphonie, le consortium Tunisiana et l’opérateur historique Tunisie TÉLÉCOM. La densité téléphonique est inférieure à 10% car : 1 Les infrastructures sont insuffisantes notamment en zones rurales. 2 Les tarifs appliqués sont très élevés. 3 Le personnel manque de qualification La Tunisie est le pays qui a le plus intégré les TIC dans sa stratégie de développement mais la taille du parc Ariana est encore insuffisante pour engendrer des effets d’entraînement conséquents sur le tissu industriel local. III -3) Perspectives : La stratégie tunisienne vise à assurer au pays une infrastructure moderne, un cadre réglementaire approprié et à sensibiliser les entreprises de l’importance des TIC et aux enjeux qu’ils représentent pour l’avenir. Pour atteindre la moyenne mondiale, il faut augmenter la moyenne actuelle de téléphonie fixe de 50% et privatiser l’opérateur public des télécommunications pour donner plus d’indépendance à l’autorité de régulation. Une série de mesures gouvernementales a été adoptée pour la généralisation des TIC en décembre 2004 : 1 – Déploiement de la téléphonie fixe et diminution des frais d’abonnement surtout en zones rurales 2- Accélération de l’ADSL avant fin 2005 3- Subvention de 50% des promoteurs de projets TIC essentiellement en zones rurales 4- Allocation annuelle d’une subvention pour les associations oeuvrant dans le domaine de la formation en TIC et octroi d’ordinateurs 5- Possibilité pour chaque citoyen d’entrer en contact à distance avec l’administration et les entreprises par le biais d’une adresse électronique (avant fin 2009) Pays Population Nbre Internautes Cybers Technopoles Tel fixe Tel mobile Algérie 30 M 0.80 M 4800 u 1 u 3 M 4.6 M Maroc 30 M 1.5 M 3000 u 2 u 1.7 M 8 M Tunisie 10 M 0.50 M 280 u 1 u 1.25 M 0.5 M Tableau 2 : Etat comparatif des TIC au Maghreb. L’exposé a tenté de faire ressortir les problèmes communs aux 3 pays du Maghreb : 1 L’accès individuel aux TIC est entravé par les coûts de l’équipement informatique, de la connexion à Internet et par les conditions d’accès au téléphone 2 La plupart des centraux téléphoniques sont encore analogiques et l’état des infrastructures est défectueux 3 La téléphonie rurale demeure peu développée et l’Internet se trouve être l’apanage des citadins 4 Pour leur développement, ces pays sont obligés de privatiser leurs télécommunications et d’ouvrir le capital à des investisseurs privés. 5 Les difficultés sont aussi liées à la formation à la maîtrise du Savoir, car beaucoup s’accordent à dire que le premier investissement pour assurer un développement durable c’est bel et bien l’Homme. En guise de conclusion, il est évident que les TIC constituent un levier important pour le développement économique du Maghreb. Les différentes stratégies adoptées et mises en place tentent d’éviter la fracture numérique, pour bien se positionner alors, face aux autres pays émergents. Les TIC, outil de travail et source de croissance aux enjeux déterminants et multiples devraient permettre à tous de sortir du sous développement. Les pays du Maghreb qui empruntent résolument les autoroutes de l’information, sauront ils bien embrayer sur ce troisième millénaire ? Dalila BRAHMI-BERASS doctorante en gestion Université d’Oran Es sénia Colloque MAGHTECH Alger. 18 et 19 Décembre 2004 E mail : brahmi_dalila@yahoo.fr Références bibliographiques : - Petit Pascal l’Economie de l’information Edition La Découverte 1998 - Pateyron Arnaud Emmanuel et Salmon Robert Les NTIC Edition Economica 1996 - Mongrand J-Pierre Le manager dans la Nouvelle économie Ed Organisation 2001 - Godeluck Solveig Le boom de la Net Economie Edition La découverte 2000 - Castells Manuel La galaxie Internet Edition Fayard 2001 Documents Internet : - Bennani Taieb La stratégie e-Maroc 2002 - PNUD /Jankari Rachid Etat des lieux au Maroc 2003 - Programme des Nations Unies pour le développement : Diffusion des TIC et fractures numériques en Tunisie 2004 - Chettab Nadia : les NTIC et les pays du Maghreb, effet de mode ou opportunités de rattrapage économique ( Colloque Ouagadougou ) - Loherto Ken : Maîtrise sociale des TIC en Afrique 2001 Articles de presse nationale concernant les données Algérie( El Watan et autres …)
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